Salom<stré di Oscar Wilde - Poster

Salomé di Oscar Wilde - Poster

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Salomé de Oscar Wilde mise en scène Maria Cristina Madau

décors Licia Lucchese
tableaux Jean Marie Barotte
toiles peintes décors et sculptures Licia Lucchese Maria Cristina Madau
costumes Alejandra Di Andia Lucia Lucchese
lumières Jean Luc Chanonat
musique An Ton That
assistante à la mise en scène Tonia Galievsky

avec
Hérode Wolfgang Kleinertz, Salomé Edith Vernes, Iokanaan Karim Bouziouane, Herodias Tonia Galievsky, Le jeune syrien / Tigellin Xavier Valery, Le page d’Herodias Jean-Paul Sermadiras, Soldat / un juif musicien Vincent Sermonne, Deuxième soldat Montassar Ben Alaya, musicien Cyril Blanchet

réalisation tapis et tableaux Paolino Libralato
construction décors MacArt
nous remercions particulièrement l’Opéra National du Rhin
réalisation costumes Alejandra Di Andia

Production Alambic production
Coproduction l’Onde – espace culturel de Vélizy-Villacoublay 2003

Salomé est la seule pièce qu’Oscar Wilde écrivit en français, sans doute dans l’espoir secret qu’elle puisse être interprétée par Sarah Bernhard qu’il vénérait.

Il s’inspire du Cantique des Cantiques et des textes apocryphes pour tisser une histoire dont Salomé devient le centre.

“ Tout homme tue l’être qu’il aime ” dira Wilde plus tard, dans son dernier ouvrage La ballade de la geole Reading. Mais, il explore déjà ce thème dans Salomé.

Le contexte historique de l’époque a de terribles résonances actuelles : les querelles des juifs au sujet du prophète, les différentes sectes et leurs diverses croyances évoquent un monde chaotique et violent que les premiers miracles du Christ ne troublent guère.

Oscar Wilde fait d’Hérode un tétrarque superstitieux, poétique et pathétique. Il apporte une dimension tragi-comique à la pièce, permettant, dans une langue poétique et musicale, d’alléger la tension que le drame impose.

Dans la pièce d’Oscar Wilde, mythe et invention se croisent pour devenir création à part entière.

Salomé cherche, dans la figure de Saint-Jean Baptiste, la pureté divine. Mais l’aspect narcissique de son amour la met face à la partie la plus obscure d’elle-même.

Salomé prêtresse lunaire ne peut échapper à son propre destin.

En elle, mysticisme et érotisme se frôlent et se défient à la recherche d’une impossible extase.

Le thème du désir et de la mort entraîne tous les personnages du début à la fin de la pièce dans une ronde des sens, qui les plonge dans l’abîme de leur âme.

La chair fuit le corps… en perpétuel mouvement… l’objet du désir n’est plus…